La confiance en soi et en Dieu : le duo qui fait tomber les murailles
Imaginez un bateau en pleine mer. Pour tenir la route, il lui faut deux choses : une bonne coque, solide, étanche, capable d’avancer et une ancre fiable qui le retient quand la tempête arrive. Retirez l’une ou l’autre, et le bateau est perdu.
Vous êtes ce bateau. La coque, c’est votre confiance en vous-même. L’ancre, c’est votre confiance en Dieu. Et la bonne nouvelle, c’est que les deux ne s’opposent pas, elles se renforcent mutuellement.
Croire en soi : pas de l’orgueil, de la lucidité
Beaucoup de candidats entrent en salle d’examen avec une conviction silencieuse et dévastatrice : les autres sont meilleurs que moi. Les réseaux sociaux n’arrangent rien : on y voit des réussites éclatantes, des vies en apparence parfaites, et on se recroqueville sur ses propres fragilités.
Mais le Psaume 139 dit quelque chose de radical : « Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. » Vous n’êtes pas le fruit du hasard. Vous êtes une œuvre faite avec intention, dotée de dons réels, appelée à accomplir quelque chose que nul autre ne peut accomplir à votre place.
Cultiver la confiance en soi, concrètement, c’est trois choses :
Reconnaître vos talents. Pas ceux des autres mais les vôtres. Chacun excelle quelque part. Trouvez où, et appuyez-vous dessus.
Accepter vos limites. Personne n’est complet. Accepter qu’on ne sait pas tout et demander de l’aide, c’est une force, pas une faiblesse.
Arrêter de vous comparer. Comme le rappelle le premier livre de Samuel : « L’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur. » Votre valeur ne se mesure pas à vos notes, à votre rang ou à l’opinion de vos camarades.
Quand vos propres forces ne suffisent plus
Il y aura des moments, peut-être dès demain matin, où votre confiance vacillera. Un sujet difficile. Un blanc de mémoire. Une peur soudaine qui monte. C’est normal. Et c’est précisément là que la confiance en Dieu devient votre ressource la plus précieuse.
Moïse, appelé par Dieu à libérer tout un peuple, a dit : « Je n’ai pas la parole facile, je suis lent à parler. » Il doutait de lui, sincèrement. Et Dieu lui a répondu : « Va. Je serai avec ta bouche. » Moïse n’est pas devenu éloquent du jour au lendemain. Mais il a avancé, avec ses limites, porté par une force qui n’était pas la sienne.
Nick Vujicic, né sans bras ni jambes, aurait eu toutes les raisons du monde de se résigner. Il a choisi autrement. Aujourd’hui, il parle devant des milliers de personnes sur tous les continents. Sa confiance ne vient pas de ce qu’il possède — elle vient de Celui en qui il croit.
Trois versets à garder comme des boucliers :
• « Je puis tout par celui qui me fortifie. » Philippiens 4, 13
• « Ne crains rien, car je suis avec toi. » Isaïe 41, 10
• « Je connais les projets que j’ai formés sur vous , projets de paix et non de malheur. » Jérémie 29, 11
Ce que vous faites dès aujourd’hui
Avant chaque épreuve : préparez-vous sérieusement, c’est votre part. Puis confiez le résultat à Dieu, c’est la sienne. La pression diminue radicalement quand on sait qu’on n’est pas seul dans la salle.
Face à l’échec éventuel : il n’est pas une sentence. C’est une information. Relevez-vous, apprenez, avancez.
Et chaque soir, parlez à Dieu comme à un ami, racontez-lui vos peurs, vos doutes, vos petites victoires. Plus vous passerez du temps avec lui, plus cette ancre tiendra.
Vous êtes capables. Et vous n’êtes jamais seuls.
« La confiance ne supprime pas l’effort. Elle lui donne des ailes. »
Par Wilfried Hounsou, 2e adjoint au Censeur